Rapport annuel : la voie d’une révolution numérique réussie

Phénomène d’envergure mondiale, la numérisation touche(ra) toutes les entreprises. Et pour que cette transition soit réussie, la Confédération s’investira « sans compter ».

L’affirmation signée par ses administrateur délégué et président, Robert de Mûelenaere et Paul Depreter ouvre le rapport annuel 2016-2017 de la Confédération Construction. Soit une édition exceptionnelle, à l’image de son avant-propos, entièrement dévolue à La construction numérique : balises pour une transition réussie, à ce « raz-de-marée qui affectant profondément toute notre économie »

La référence de 145 pages se structure en 4 chapitres.

 

 

1. La construction 4.0 : mythe ou réalité ?

Qu’on le veuille ou non, la numérisation s’accélérera au fil des ans. Jusqu’à toucher de plein fouet les chaînes de production. Aussi ce chapitre initial inscrit-il pleinement la construction 4.0 dans une réalité dépassant amplement nos frontières. Et les preuves de cet état de fait de ne pas manquer, entre l’agenda numérique pour l’Europe (décrété dès 2010 par la Commission européenne) ou un Digital Belgium (adopté par le fédéral en 2015) qui comprend cinq objectifs à l’horizon 2020.

 

2. Numérisation : état des lieux

Où en est aujourd’hui cette « révolution » ? C’est ce que ces pages mettent en avant. Une liste des outils actuels (ERP, e-Procurement, Cloud Computing, BIM, pilotage 3 D, etc.) y précède les résultats d’une enquête menée par la Confédération. Qu’en retenir, très succinctement ? Que, jusqu’à présent, la numérisation n’entre pas (encore) dans les plans de tous les entrepreneurs. En moyenne, toutes technologies confondues, seuls 5 % des entreprises de construction sont numérisées.

Une essentielle contribution du bureau d’études McKinsey clôture ce chapitre. Elle démontre, entre autres, le rôle capital des technologies numériques dans la transformation de la productivité d’un marché par trop segmenté.

 

3. Vers une croissance de la numérisation dans le secteur

Tendre vers une vision commune au sein d’un secteur fragmenté n’a rien d’une sinécure. Ce chapitre-ci apporte sa pierre à l’édifice en présentant la vision des grands centres d’étude de la construction. Ce qui suppose, par exemple, des analyses du CSTC et du CRR mais aussi des témoignages d’entrepreneurs, de maîtres d’ouvrages ou de producteurs de matériaux.

 

4. Promouvoir la transition numérique

Encourager l’inévitable mutation passe par l’identification de ses obstacles majeurs. Le rapport annuel en identifie deux : les questions juridiques et l’incertitude, conséquence naturelle d’un changement radical. Seul un plan stratégique clair (renforcé par une vision concertée à tous les niveaux et tel qu’évoqué en ces pages) permettra à la Confédération de jouer pleinement son rôle de promoteur enthousiaste de la construction 4.0.

 

La conclusion du rapport annuel souligne l’ambition ultime de ce dernier : faire avancer la connaissance et la réflexion, en vue d’une transition numérique réussie. Et ce, sans oublier les freins (les rejets, parfois) vis-à-vis d’une technologie à intégrer selon ses besoins. La révolution industrielle 4.0 est en marche. Mais long est encore le chemin qui y mène. Le rôle de guide, de stratège, d’accompagnateur de la Confédération n’en est que plus essentiel.